De nouvelles réactions Facebook, mais une nouvelle méthode pour récolter des données

Chez Facebook, ce ne sont pas les nouveautés qui manquent. Avec l’extension de la fonctionnalité Facebook live vidéo à tous les utilisateurs du réseau social, nous voilà cette fois-ci avec l’apparition des nouvelles réactions qui s’étendent au bouton like. En effet, depuis le 24 février, le réseau social de Mark Zuckerberg donne la possibilité de réagir de diverses manières par rapport à un type de publication. 6 émojis sont dès lors venus agrémenter les réactions des utilisateurs face à un post. Seulement, il s’avère que ce « petit » changement implique de gros impacts.

Facebook : un business modèle basé sur la récolte des données

Si l’on devait faire une mise en situation de l’entreprise de Mark Zuckerberg, on aurait dit que c’est un site internet qui gagne de l’argent en proposant de la publicité à travers une stratégie efficace de data marketing. Au fond, Facebook récolte des tonnes de données dés utilisateurs. D’ailleurs, la fortune ou plutôt la réussite de ce réseau social est basée sur la collecte et la revente des données personnelles.

Auparavant, le bouton « Like » classique était très intuitif pour Facebook en ce sens où cela lui permet de savoir ce que l’utilisateur a besoin afin de lui en proposer plus. Par contre, le bouton « Like » classique était de nature abstraite et ne donnait pas souvent des informations exactes en ce sens où certains utilisateurs aimaient absolument tout.

Du bouton unlike aux nouvelles réactions Facebook

Au courant de l’année 2015, de nombreuses rumeurs stipulaient que le réseau social travaillait sur l’introduction du bouton Unlike pour dire « je n’aime pas ». Ce bouton « unlike » aurait entrainé une réaction directe de la part des utilisateurs pour dire qu’ils n’aimeraient pas voir ce contenu. Toutefois, ce bouton aurait toujours fourni des informations nuancées sur le comportement de l’utilisateur.

Dans ce cas, les nouvelles réactions restent plus concrètes. Les 6 réactions se déclinent ainsi en un « like », un « love », un « triste », un « en colère », un « ahah » et un « wow ». En cours de déploiement sur l’application, la version desktop est utilisable juste en plaçant la souris sur le « j’aime ». Ces réactions donnent plus d’informations qu’il n’en faut à Facebook, car l’algorithme saurait exactement ce dont l’utilisateur a nécessairement besoin de voir à différents niveaux et ce qu’il ne préfère pas voir sur son fil d’actualité.

Facebook ne fait jamais rien pour rien

Tout bon community manager ou un simple utilisateur averti sait que le réseau social ne fait jamais rien pour rien. Les développeurs de l’entreprise Facebook ne passent pas un temps à développer une nouvelle fonctionnalité sans pour autant espérer en tirer un quelconque bénéfice. C’est là que tout devient intéressant, car si vous voyez de simples manières de préciser vos émotions et de mieux communiquer, même si c’est le premier objectif, le second objectif de ces réactions reste la création d’un espace publicitaire encore plus précis.

En réalité, si ces 6 nouvelles réactions donnent à Facebook des informations sur votre comportement par rapport à une publication, elles se révéleront très importantes lorsqu’elles seront appliquées aux algorithmes publicitaires puissants du réseau social. Connaissant ainsi vos préférences avec ces 6 réactions, l’entreprise pourrait proposer aux publicitaires un espace dédié et rêvé dans lequel ils pourront encore plus cibler leurs campagnes. En ce sens, les 6 réactions semblent parfaitement appropriées d’autant plus qu’elles s’intègrent mieux à l’algorithme.

Makhtar

Makhtar

Content & Social media marketer

Passionné par la transformation digitale, certifié hubspot inbound marketing amoureux de création de contenus et féru de tout ce qui est social média, je partage avec vous toutes les bonnes choses dans ce monde digital.

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